Où mes pleurs vont finir, il n'y a plus d'envies
Tout reste à définir et l'endroit et pour l'heure
Je cherche encore en vain la façon la meilleure
Pour que mes cris devins évaporent ma vie
A ces pieux d'autrefois je préfère la chute
Mais la prochaine fois peut être faudra t'il
Songer qu'en étreignant tous ces etres trop viles
Je puisse m'abîmer à l'amour qui me bute ...
C'est mon dernier désir, ô combien égoiste
Pour me faire souffrir j'eus été si douée
Oui je manipulais le couteau et l'épée
Le sang dans mon palais a le gout qui persiste
Et pourtant j'ai aimé, on ne peut m'en vouloir
Car de mon corps cremé j'en ai fait sacrifice
Mes mains échafaudaient de doux, profonds délices
Sans savoir alpaguer vraiment l'envie de croire
J'ai tout donné, oui tout, à ces hommes voleurs
A plier mes genoux, je vous tairais le reste
Mais sachez qu'à mes seins tous les péchés empestent
Et qu'à tous leurs desseins je m'offrais corps et coeur
Je ne veux de pardon, ni de compréhension
Que d'âme à l'abandon des plaisirs imbéciles
Où l'on fonce baissés, trop faibles, trop dociles
Dont on lève blessés nos yeux plein de passion
Nulle foi retenue, je n'en avais aucune
Du rêve entretenu que j'avais d'être celle
Celle qu'on adorait, demeure des parcelles
Des cendres dispersés aux refrains de mes lunes
A ces nuits sans décor mes pas s'enfuient sereins
Mes mots en leurs accords s'échouent à la dérive
Je me laisse inonder d'une idée maladive
De mourir à l'ondée de mon sang, sans écrin ...
1 février 2006