Sur ton chemin ...

Sur ton chemin ...
Et si sur ton chemin
Tu croises une ombre infime
Que tes souvenirs illuminent
Ne la tue pas, ma Sandrine ...

Car sur mon chemin
J'ai souvent vu ces lueurs fines
Qui peu à peu me minent
T'es toujours en moi Sandrine....

Et si sur ton chemin
Tu te retournais un peu
Pour retrouver tous nos jeux
Nos coeurs d'enfants merveilleux

Car sur mon chemin
J'aime à arreter le temps
Pour savourer ces moments
Qui passent de paix à tourments

Et si sur ton chemin
Tu passes vers cette Citadelle
Où nos deux passés se scellent
Oui elle ne sera jamais plus belle...

Car sur mon chemin
Je goute dans l'absence
Ces joies de nos enfances
Et c'est la douleur qui me lance

Et si sur ton chemin
Tu te prends à regretter
Que l'on se soit éloignées
Après tout ce qu'on a partagé

Car sur mon chemin
J'ai déjà ressassé
Tant d'envies de t'avouer
Que je veux te retrouver ...


(Mots pour Sandrine, texte 2)

# Posté le samedi 25 juin 2005 19:18

Modifié le vendredi 12 août 2005 19:54

Après toi ...

Après toi ...
Dans mes insomnies solitaires
Ta silhouette erre dans mes prières
Esprit du passé foulant à grands pas
Assourdissant mon coeur déjà las

Telle une épave en mer morte
Tu échoues et étales en mon rivage
Ces lumières ephémères mais fortes
Qui chaque espoir en moi ravagent

Moi qui ai voulu faire germer le sens
Dans d'autres vies m'immiscer en silence
Alors je te le dis enfin sans mentir
Sandrine, aucun lien n'a su tenir

De nous j'ai le douloureux héritage
Qu'on garde la complicité en fardeau
Mon amour pour toi n'aura jamais d'âge
Et m'empoisonne, autrefois cadeau

Et chaque matin comme un funambule
J'ose croire au bonheur, hérétique
Je joue, je crois aimer, j'affabule
Et recule un peu le moment fatidique

Et résonne parfois notre promesse
De fendre l'air ou laisser gouter nos sangs
Dans un dernier instant de liesse
L'ultime crépuscule de nos vies tombant ...

Après toi, j'ai compris le mot "seule"
De cette beauté qu'on m'a jalousée
Mais qui creuse en secret mon linceul
Pour l'eternité de cette peine épouser


(Mots pour Sandrine, Texte 1)
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# Posté le samedi 25 juin 2005 19:15

Modifié le mercredi 07 septembre 2005 06:25

Ses yeux portent là bas ...

Ils en ont traversé des paysages étalés
De chênes, cerisiers jusqu'aux nuits estivales
De vallons en prairies, collines qui détalent
Et ils en ont acquis, sciences de ces beautés

Aujourd'hui elle sait
Qu'importe désormais
L'horizon ..en ses pas
Ses yeux portent là-bas ...

Ils en ont accueilli en leur sein des mirages
Des rêves, en doux cris, en cauchemards amers
Les instants si sereins fleurissaient en parterres
Egayant lendemains en illusions sauvages

Aujourd'hui elle sait
Qu'importe désormais
L'horizon ..en ses pas
Ses yeux portent là-bas ...

Ils en ont savouré, en répliques gourmandes
Du bleu, du vert, du jais, délices en confidences
Offrant friandises et souvenirs d'innocence
En saveurs exquises aux papilles qui quémandent

Aujourd'hui elle sait
Qu'importe désormais
L'horizon ..en ses pas
Ses yeux portent là-bas ...

Ils en ont habité des pupilles insoumises
Douces oraisons glissées en échanges marquants
Guerriers de vérité, ô sages conquérants
Ses yeux ont tout gagné des batailles promises ...

Aujourd'hui elle sait
Qu'importe désormais
L'horizon ..en ses pas
Ses yeux portent là-bas ...

Ils en ont adoré oh.. chaque profondeur
De moment mensongers aux etreintes amoureuses
La valse des regards qui la rendit fièvreuse
Maintenant elle part, signer ses belles heures

Aujourd'hui elle sait
Qu'importe désormais
L'horizon ..en ses pas
Ses yeux portent là-bas ...


A Mathilde ma fée

# Posté le samedi 25 juin 2005 19:09

Dompter l'absurde

Dompter l'absurde
De mes heures d'oubli, ne reste que mirages
Le noir a envahi, tant de rêves en otages
Je compte les années, me séparant de vous
Belles roses fanées, aux pétales de mes choix

Du jardin ombrageux, se sont enfouies mes lettres
Plus rien, ni ciel, ni feux, pour réchauffer mon être
Mon passé s'est figé, sur ces bohneurs éteints
Et mon coeur affligé, y survit bien en vain ...

Pourtant quelques reflets, ont traversé l'onde pâle
Murmures à l'imparfait, de dernières étoiles
Me soufflant quelqu'envie, de regarder plus loin
Où l'écho de mes cris, s'étouffe clandestin

Et l'horizon éclaire, en faisceaux accueillants
Desirs éphémères, mon âme souriant
De nouvelles raisons, me retiennent toujours
Ouvrent mes prisons, ou s'enchaine l'amour

J'avancerai encore, la promesse en joyau
Tatouée à mon corps, gravant les idéaux
Et j'irai, là ou hier, mon destin a failli
Mon esprit enfin fier, de ce qui s'accomplit

Même s'il faut feindre, devenir accrobate
Pour les ombres éteindre, puis que l'obscur se mate
De mes gouffres eternels, m'infliger d'etre sourde
Pour regouter au miel..... je dompterais l'absurde
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# Posté le samedi 25 juin 2005 18:58

Modifié le samedi 06 août 2005 08:51

Murailles de Chine

Il fallait des orages en larmes cristallines
Pour vider déraisons de toutes leurs substances
Noyer les mirages en particulines infimes
Récolter la moisson des friches en instances

Et cette peau charnue affichant mes ardeurs
La recouvrir de soie, dissimuler l'envie
Même si l'âme à nu trahissant chaque peur
Essoufle les émois... ô douce ignominie

Concrétiser douleurs pour tenter de guérir
Et en hurler rires, instants emprisonnés
Dans mon esprit torpeur en l'oubli de périr
Mes cieux se déchirent aux discours raisonnés

Il fallait sacrifier, symboliser l'absence
Coupable désignée pour punition divine
Je me suis crucifiée en criant "Renaissance"
Sur tes pieux condamnée, tes murailles de Chine ...

# Posté le vendredi 24 juin 2005 14:24